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Avril 2009

SAJE- Montréal : 11 ème concours québécois en entrepreneuriat

Le 7 avril, le SAJE a procédé à la remise des prix des lauréats de l’ouest de Montréal

SAJE- Montréal : 11 ème concours québécois en entrepreneuriat
Farah Ahmad, Playclub (ph alfa)

Les candidats étaient nombreux – 59 – et les projets tous aussi intéressants les uns que les autres. On peut piocher au hasard, on remonterait toujours une bonne pioche. Mais le jury avait à choisir et il a fait son travail.
La devise sous laquelle se place ce 11ème concours québécois en entrepreneuriat est organisé par le SAJE, Soutien Aux Jeunes Entrepreneurs qui se propose « de proposer le Québec de projet en projet». Le vent de la récession souffle, les chênes de la finance vacille, sont déracinés. Le SAJE s’organise en réseaux et roseaux qui plient sous la tempête mais ne rompent pas.
Les projets embrassent tous les domaines d’activité : collage (Art Collage, Michéle Gravel), repas équilibrés aux écoliers (Croque Santé, Josée Beauregard), le web et la vidéo (LTEX, Osman Kaplan), granola (Mosaik.Granola, Shant Konshakian), soccer (Play. Club. Farah Ahmed), services de conciergerie (Concierge Privilège, Christine Pilon), etc... Cinquante-neuf projets pour faire le tour de la question et élargir d’autant l’horizon de l’emploi.
L’ancienne chapelle des Jésuites du collège Jean-de-Brébeuf, où s’est déroulée la cérémonie, est encore habitée par l’esprit des jésuites qui ont formé l’élite du Québec mais aujourd’hui, l’heure n’est plus à la casuistique. Les entrepreneurs, petits ou grands, doivent relever un défi : celui de préserver l’emploi, créer du travail, produire de la richesse. Si les petits ruisseaux font les grandes rivières, le SAJE a sa pertinence toute trouvée. Depuis sa création et l’arrivée massive des Maghrébins dans les années 90, le SAJE aura aidé de nombreux entrepreneurs à créer leur entreprise, à se donner un emploi et un revenu. Même si la taille en est modeste, même si une entreprise ne donne du travail qu’à un seul employé qui en souvent le patron, même si une micro-entreprise n’impressionne personne, ce sont quand même, au final, des milliers et des milliers de personnes qui réussissent à maintenir la tête hors de l’eau, grâce au coup de pouce du début, quand, déboussolés, Algériens, Marocains et Tunisiens ont poussé la porte du SAJE et ont reçu formation et prêt pour se lancer à l’eau et apprendre à nager dans un contexte financier et économique qui leur était inconnu et dont ils ont dû apprendre le mode de fonctionnement en temps réel, sur le terrain.
J’ai rencontré, parmi les exposants, Smail Ait Aomar, de Compt-Fiscalité, qui s’occupe d’impôts, de comptabilité, de plans d’affaires. À une autre stand, j’ai remarqué l’huile d’argan, commercialisée par Mar.Med.inc et dont on peut trouver d’excellentes bouteilles dans les commerces maghrébins en attendant les grandes surfaces.
Plus que le démarrage d’entreprise, le SAJE insuffle l’esprit entrepreneurial excellemment résumé par Alain Robitaille : «Conviction-Engagement-Persévérance». Le Québec a besoin d’entrepreneurs car la richesse des nations dépend du travail.
Les Maghrébins touchés par le chômage devraient penser à créer leur propre entreprise, fût-elle microscopique. Comme dit un proverbe chinois : «Mon verre est petit, mais je bois dans mon verre»
Lisez dans le prochain numéro d’alfa, (mai 2009) la réflexion d’Abderrahmane Benariba conseiller senior au SAJE, à ce propos



Mustapha Chelfi
Mise en ligne :07/04/2009



 
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